bouquet

Le Mariage Juif

La Torah nous enseigne…

Lorsqu’est venu le moment de se marier, on se fixera deux qualités essentielles que l’on souhaite trouver en notre futur conjoint. Quand on aura trouvé dans la personne rencontrée ces deux seules qualités essentielles que l’on s’était fixé : on pourra se marier. Après le mariage, on constatera que mêmes les détails y sont.

 

Pourquoi se marier ?

Tant de couples s’aiment et ont des relations intenses, vivent ensemble, élèvent même de magnifiques enfants sans avoir formalisé leur relation par une cérémonie de mariage.
Une telle cérémonie est-elle vraiment nécessaire ?
Comment pouvons-nous justifier des dépenses aussi importantes pour un événement qui ne durera que quelques heures ?
Pourquoi s’imposer autant de stress pour l’organisation de cette fête ?
Pourquoi ne pas sauter cette étape et partir directement en lune de miel ?
Que nous apporte une telle cérémonie que nous n’ayons déjà ?

La réponse juive est la suivante : la fusion des âmes.
Deux personnes peuvent vivre une merveilleuse relation pendant de nombreuses années, mais ils ne resteront que deux personnes. Le mariage juif modifie cet état de fait.
La ‘Houpah n’est pas simplement une cérémonie, elle rassemble les deux membres du couple en une unité.
Comment la ‘Houpah permet-elle cela ? En introduisant un tiers dans la relation, tiers qui est plus grand que les deux unités de départ, et ce Tiers est l’Unité Divine.
Grâce aux traditions spirituelles mises en œuvre sous le dais nuptial, nous créons un lien qui n’est pas défini dans les limites humaines, mais qui aide à rejoindre le Divin dans son Éternité. Et c’est cela qui rend le mariage si essentiel, si fondamental : les coutumes et les traditions de la ‘Houpah servent toutes à créer cette fusion éternelle des deux âmes en une seule unité.

 

La Kabalat Panim : l’accueil des invités

Il est d’usage que le ‘Hatan (le marié) et la Calah (la mariée) ne se rencontrent pas durant la semaine précédant le mariage. Chacun reçoit donc séparément les invités avant la cérémonie. C’est Kabalat Panim.

La tradition juive compare le jeune couple à un Roi et à une Reine. La Calah est assise sur un “trône” pour accueillir ses invités qui viennent lui souhaiter « Mazal tov ». Le ‘Hatan est entouré par les convives qui chantent et portent un toast en son honneur.

 

La Ketoubah : l’acte de mariage

Le Rav complète la Ketoubah en présence du marié et des deux témoins. La Ketoubah est le document qui scelle le lien entre les époux et détaille les obligations de l’homme envers son épouse indiquant ainsi que le mariage est plus qu’une union physique ou spirituelle : c’est un acte légal et moral. Les principales obligations de l’homme envers sa femme sont de lui fournir de la nourriture, des vêtements et de l’affection.

Les témoins jouent un rôle crucial car ce sont eux qui donneront, par leur présence et leur approbation, une valeur légale au mariage. C’est durant Kabalat Panim qu’ils signent la Ketoubah.

Le Rav explique au marié le protocole de la ‘Houpah.

L’assiette est cassée : Il est de coutume de casser une assiette, symbolisant ainsi l’irréversibilité des Tna’ïm qui ont été lus. Les Tna’im, littéralement les conditions, sont un document qui énumère les différentes obligations des familles des époux envers le couple, et concernent par exemple les frais liés au mariage et les frais d’installation du nouveau couple. Une fois que le document est signé, une personne lisant couramment l’araméen est invitée à en faire la lecture.

 

Le ‘Hatan et la Calah sont vêtus de blanc

Le fiancé revêt le caftan blanc, connu sous le nom de Kittel, qui est traditionnellement porté le jour de Yom Kippour. C’est une manière de lui rappeler la solennité du moment.

De nos jours, la tradition veut que la mariée se marie en blanc, mais contrairement aux autres traditions, le judaïsme ne considère pas la robe blanche comme un signe de virginité. Elle évoque plutôt l’innocence par rapport au pêché car les fautes du couple sont effacées le jour du mariage ; peu importe son passé, chaque fiancée est aussi pure qu’un nouveau né.

Ces vêtements blancs rappellent également aux mariés le linceul blanc dont on les vêtira le jour de leur mort. Même au jour le plus joyeux de leur vie, ils doivent se souvenir qu’ils sont mortels mais que leur amour conserve toute sa vitalité.

Selon une explication kabbalistique, le blanc est une couleur achromatique, une couleur qui n’a pas de spectre propre, mais reflète l’entièreté du spectre des couleurs visibles.

Les vêtements blancs des mariés sont donc une métaphore du type de relation à laquelle ils vont être confrontés à présent. L’un et l’autre apportent en effet un kaléidoscope de couleurs dans le mariage fait d’ombres et de lumières. Toutes ces couleurs sont donc rassemblées en un canevas blanc, pure essence de l’âme. Le vêtement blanc reflète l’engagement du couple à établir une connexion de leurs âmes qui touche à ce qu’il y a en eux de plus profond. Une fois cette connexion créée, tout “clash de couleurs” pouvant exister entre eux pourra et devra être résolu, la connexion entre eux devenant plus forte que celle des couleurs du spectre.

 

Le Bedèkken : le ‘Hatan place un voile devant le visage de la Calah

Le Bedèkken est le nom Yiddish donné à cette cérémonie qui consiste pour le fiancé à poser un voile sur sa fiancée. Le marié fait glisser un voile sur le visage de la mariée en référence au voile que Rebecca a abaissé sur son visage en voyant Isaac, son futur mari, au moment de son mariage.

Une interprétation rapporte que le marié doit vérifier que son épouse est bien celle qu’il a choisi avant la ‘Houpah, afin d’éviter ce qui est arrivé à notre Patriarche Jacob qui a été trompé et a épousé Léah à la place de Rachel.
Une autre explication : le marié couvre sa future épouse : s’il s’agissait de vérifier son identité, il aurait dû la découvrir ! Le jour de notre mariage, nous sommes au sommet de notre beauté. Après des heures passées à s’habiller, se coiffer, se maquiller, nous formons en effet un magnifique couple. En couvrant le visage de son épouse, le marié affirme d’une certaine manière : « Aussi belle que tu sois aujourd’hui, mon amour pour toi n’est pas superficiel. Je ne t’épouse pas pour ton apparence extérieure, mais plus parce que nous partageons les mêmes valeurs. Ce n’est pas uniquement parce que tes yeux m’éblouissent, mais pour ta personnalité, ton caractère, ta vision de la Vie, ton vrai Toi donc. Je peux couvrir ton doux visage avec un voile et persévérer dans mon désir de t’épouser parce que ton visage n’est qu’un niveau de ta vraie beauté. »

Au moment de la conclusion du Bedèkken, les parents et les grands-parents ont l’habitude de bénir la fiancée.

Le visage de la mariée reste couvert durant le reste de la ‘Houpah, lui permettant ainsi de vivre profondément et intimement ce moment.

 

La ’Houpah : le dais nuptial

Avant la ‘Houpah, tous les nœuds des vêtements du fiancé sont défaits. Cela symbolise le fait qu’au moment du mariage, tous les autres liens sont supprimés sauf ce lien intime qui se crée entre les fiancés.

Que représente la  ‘Houpah ?

Il est bien que la cérémonie nuptiale se déroule en plein air nous rappelant ainsi la bénédiction faite par D-ieu à Avraham de lui donner une descendance aussi nombreuse que les étoiles.

La ‘Houpah est aussi un rappel de la parole dite par Ruth à Boaz : « Étends ton aile sur ta servante» qui représente aussi le désir des fiancés que leur foyer soit sous la Protection de notre D-ieu Tout Puissant.

La ‘Houpah est le premier foyer du jeune couple. Il est un peu fragile, le décor est un peu sommaire, mais à l’intérieur règne une atmosphère d’amour, de clarté, d‘intelligence et de chaleur.
La ‘Houpah sert ainsi de modèle à toutes les maisons qu’ils construiront dans leur futur commun. En effet, qu’est-ce qui rend un foyer heureux ? Ce ne sont ni les murs ni les décorations, mais ce qu’il contient.

La ‘Houpah représente aussi l’Énergie Divine qui plane au-dessus du couple. Elle les recouvre tous les deux, les rassemblant ainsi en une unité.

La ‘Houpah évoque aussi un vêtement ou encore la demeure d’Avraham, ouverte sur ses quatre côtés. En effet, l’hospitalité d’Avraham était telle qu’il désirait que les voyageurs puissent entrer chez lui quelle que soit la direction d’où ils venaient.

La philosophie ‘hassidique nous enseigne que plusieurs générations de nos ancêtres descendent véritablement du « Monde de la Vérité » pour être présents à la ‘Houpah auprès du ‘Hatan et de la Calah.

Le ‘Hatan et la Calah ne portent aucun bijou sous la ‘Houpah car ils se lient l’un à l’autre en tant que personnes et non pas en fonction de ce que chacun possède.

Pourquoi escorter les fiancés vers la ‘Houpah ?
Le ‘Hatan escorté entre autres par son père et son beau-père se dirige vers la ‘Houpa, suivi de sa future épouse, elle-même escortée entre autres par sa mère et sa belle-mère. Ce cortège symbolise la transition entre le toit de ses parents et celui de son mari. Le fiancé attend l’arrivée de sa future épouse qui entre sous la Houpah de son plein gré, l’accueillant ainsi symboliquement sous son nouveau toit.
Selon la tradition, les accompagnateurs principaux des fiancés doivent être des couples mariés. Si la mère de la mariée est enceinte, un second couple est nécessaire puisque le couple dont elle fait partie n’est plus considéré comme constitué de deux personnes, mais de trois.

Pourquoi des bougies sont-elles utilisées dans le cortège ?
En plus de l’ambiance solennelle produite par les bougies, il existe une symbolique mystique à cette coutume.
L’homme est constitué de 248 membres et la femme de 252. Lorsqu’ils fusionnent et deviennent une seule entité par le biais du mariage, ils forment un total de 500 membres. C’est pourquoi ils sont alors accompagnés d’une escorte de deux bougies : la « guématria » (valeur numérique) du terme hébreu signifiant bougie est de 250 (נר Nèr : noun = נ = 50 et reich = ר = 200), et donc, la valeur correspondant à deux bougies, deux fois le mot « Nèr », est égale à 500.
Aussi, l’expression hébraïque « prou ou’rvou », (וּרְבוּ פְּרוּ – « Soyez féconds et multipliez ») qui fait référence au commandement essentiel résultant du mariage, a elle aussi une valeur numérique égale à 500.
Une autre explication : les bougies nous rappellent la lumière vacillante et les éclairs produits au moment du don de la Torah. Or, ce don de la Torah symbolise, selon le Midrash, le mariage entre D.ieu (le fiancé) et Israël (la mariée) sous la ‘Houpah symbolisée par le Mont Sinaï et que D.ieu avait placé au-dessus des enfants d’Israël.
Mais de manière plus générale, pourquoi la bougie est-elle un symbole autant utilisé dans le judaïsme ? Il y a quelque chose de spéciale dans la bougie qui la rend plus spirituelle que matérielle. En effet, une substance matérielle, lorsqu’elle est étalée, s’amincit. La spiritualité, lorsqu’elle est répandue, s’élargit et s’accroît. Plus nous répandons de bien, plus nous avons du bien : quand vous faites usage de quelque chose de physique, cette chose s’amenuise. Plus vous dépensez d’argent, moins vous en avez. Plus vous utilisez d’essence, et plus votre réservoir se vide. Plus vous mangez de nourriture, plus vous devez vous réapprovisionner.
Mais les choses spirituelles augmentent à l’usage.
Si j’emploie ma sagesse à enseigner, l’élève apprend, et cela me rend encore plus sage. Si je partage mon amour avec quelqu’un, je deviens plus aimant encore, pas moins. Lorsque vous faites un cadeau spirituel, celui qui le reçoit gagne quelque chose, mais vous ne perdez rien. Telle est la propriété spirituelle des bougies. Quand vous utilisez une bougie pour en allumer une autre, la première demeure allumée. Sa lumière n’est pas diminuée du fait qu’elle a été partagée ; au contraire, chacune des deux bougies rehausse la lumière de l’autre et leur lumière conjuguée est d’autant plus brillante.
Nous appréhendons parfois de nous amoindrir à force de nous « étirer ». Il faut savoir que spirituellement, ce n’est jamais le cas. Plus nous répandons de bien, plus nous avons du bien.
En vous faisant un nouvel ami, vous devenez un meilleur ami pour vos vieux amis.
En ayant un nouvel enfant, vous ouvrez dans votre cœur un nouveau canal d’amour dont vos autres enfants bénéficieront également. Il y a une réserve de lumière inépuisable dans chaque âme. Nous ne serons jamais à court de bonté !

Pourquoi la mariée tourne-t-elle autour du ‘hatan ?
Il est de coutume hassidique que la mariée accompagnée de sa mère et de sa belle-mère tourne sept fois autour du marié avant le début de la cérémonie. À la fin de ces tours, la mariée se tient debout à la droite du jeune homme.
Cette coutume est notamment basée sur le verset (Jérémie 31, 21) : « La femme encerclera l’homme » que le Talmud commente ainsi : « quiconque n’a pas de femme n’est pas protégé d’une muraille ». (Ce verset est considéré comme une prophétie des temps messianiques).
Une autre source suggère que comme le Monde fût créé en sept jours, la mariée construit au figuré les murs de son nouveau foyer.
Selon la Cabbale, cette coutume d’encercler le marié symbolise le fait que la jeune fille consacre dorénavant ses forces spirituelles les plus élevées (makif – littéralement « qui entourent », c’est-à-dire transcendantes) afin de construire un foyer solide à l’intérieur du peuple juif. La référence aux sept jours de la création rappelle que chaque mariage porte en lui le germe d’une humanité. La création d’un couple correspond donc à la Création du Monde dans son ensemble.
D’après une troisième explication, les sept cercles correspondent aux sept fois où est écrit dans la Torah « et quand l’homme prend femme ».
La Cabbale nous enseigne que l’homme et la femme qui se marient ne forment en fait qu’une seule âme, coupée en deux avant la naissance. Le mariage constitue donc la réunion des deux moitiés d’une même âme. Et une fois que les deux parties de l’âme sont unies, elles ne se séparent plus. Dans les termes de la Cabale, nous pourrons dire qu’ils seront ensemble, « pour cette vie et au-delà ».
Le cercle représente cette idée, puisque qu’il n’a ni début ni fin. C’est pour cette raison que le cercle constitue la forme qui domine le mariage juif. L’anneau est circulaire, la mariée tourne autour du marié et les danses traditionnelles se font en cercle autour des mariés. Quand la mariée tourne autour du marié, elle dit que de la même façon que le cercle est éternel, son époux sera à l’avenir au centre de sa vie.
Quant au marié, il place un anneau au doigt de sa promise, affirmant ainsi que son cœur sera éternellement ouvert pour la laisser y pénétrer.
Différentes autres explications sont encore données à cette tradition.
Selon la Cabbale, l’encerclement symbolise l’encerclement sublime par la Lumière Divine (Or Sovèv) qui se fixe sur le couple. Cet encerclement par la Lumière Divine est aussi symbolisé par l’anneau qui entoure le doigt de la fiancée ainsi que par la ‘Houpah qui les surplombe tous les deux.
Les sept cercles sont aussi une allusion aux sept ‘Houpah que D-ieu a érigé dans le Jardin d’Éden en honneur du mariage d’Adam et Êve.
Les sept cercles rappellent aussi les sept fois que les lanières des Tefilines entourent le bras de l’homme. De la même manière que l’homme s’attache par amour à D-ieu, il se lie par amour à sa femme.

Pourquoi utiliser un anneau lors de la cérémonie ?
Par sa forme circulaire, l’anneau ressemble au maillon d’une chaîne. À l’occasion du tout premier mariage juif, Avraham a placé un anneau autour du doigt de Sarah. Cet anneau a constitué le premier maillon d’une chaîne qui s’est perpétuée à travers plusieurs millénaires.
L’anneau que nos parents, grands-parents et arrière-grands-parents ont utilisé quand ils se sont mariés est le lien qui nous relie à cette chaîne.
Par notre mariage, nous ajoutons ainsi un nouveau maillon à cette chaîne connectant ainsi par anticipation nos enfants et petits-enfants à cette même chaîne qui a commencé par Avraham et Sarah. Et nos enfants continueront à ajouter leur maillon à cette chaîne juive éternelle.
La bague ne doit pas contenir de pierre précieuse. Elle est comme le mariage, d’une valeur simple, d’une beauté simple.
L’acte du mariage est le résultat d’un accord entre deux personnes, avec la conscience que D.ieu en est aussi partenaire.
En présence de deux témoins, le marié place un simple anneau sur l’index droit de sa fiancée. Seul un anneau constitué d’une simple bande d’or lisse (sans aucune gravure ni aucun ornement) peut être utilisé pour souligner à toutes les personnes présentes la singularité du moment situé dans le temps, par opposition à la valeur et au poids d’un objet décoré dont la présence se situe plutôt dans l’espace.
La parfaite circularité de l’anneau réalise aussi une prière muette : de la même manière que la bague doit être faite d’un or sans impureté ni imperfection, on espère que le mariage se fondera dans une beauté simple, libérée de toute lutte et de tout conflit qui risquerait, D-ieu nous en préserve, de détruire sa circularité parfaite. De plus, l’anneau doit être en or, ce qui indique que la Calah doit être aussi précieuse que de l’or aux yeux de son mari.
Au moment où le marié place l’anneau au doigt de sa promise, il dit : « Harèi at mèkoudèshèth li bètaba’ath zo kedath Moshè vèYisraël – Voyez, tu m’es consacrée par cet anneau conformément aux Lois de Moshè et d’Israël ».
Moshè était le berger d’Israël : le Midrash nous raconte que quand des corbeaux menaçaient son troupeau, Moshè s’arrachait un morceau de chair afin de détourner leur attention de son bétail.
Ainsi, le marié proclame-t-il à sa fiancée : « Ceci représente le niveau de dévotion que je voue afin de te protéger ». Aussi, cet anneau symbolise la protection que le mari doit apporter à sa femme ainsi que la confiance mutuelle du couple pour le restant de sa vie.
La Torah, telle un anneau, est infinie, car dès qu’on en a terminé la lecture, on doit la reprendre (selon la tradition, chaque semaine, on lit à la synagogue une autre partie de la Torah de manière à en terminer la lecture en un an). À l’image du cercle, elle n’a ni fin ni commencement. La Torah constitue le lien entre D-ieu et Israël.
Ce geste du fiancé envers sa promise symbolise donc la pérennité du lien d’amour qui unit le couple, telle l’union entre D-ieu et Israël.
En théorie, la bague n’est pas une obligation en tant que telle (on pourrait utiliser un autre objet appartenant au fiancé) mais un certain nombre de raisons, en plus de celles indiquées ci-dessus, plaident en sa faveur :
La première raison est qu’on peut porter la bague à tout moment. Elle rappellera constamment à la fiancée l’instant le plus important de sa vie et cela beaucoup plus que tout autre objet.
De plus, la bague qui n’a ni commencement ni fin, représente le cycle de la vie dont les trois stades essentiels sont la naissance, le mariage et la mort. Ainsi, dès lors que le mariage est le point autour duquel se noue une nouvelle génération, il constitue le fondement de ce cycle.
Le don de l’anneau symbolise également la transmission de l’autorité ; lorsque Pharaon transmet son autorité à Joseph, il lui donne son anneau (Genèse 41 :42). Par ce don, le mari reconnaît à son épouse des droits sur tout ce qui lui appartient. Dès lors les époux partageront tout.

Pourquoi le fiancé met-il l’anneau à l’index droit de sa future épouse ?
L’explication donnée à cette tradition est la même que l’une des explications du geste qui consiste à pointer la Torah au moment de la Hagba’a (littéralement « élévation » : après la fin de la lecture des sept portions de la section hebdomadaire de la Torah, le Sèfèr Torah est soulevé).
Selon certaines traditions, on pointe avec l’auriculaire et selon d’autres avec l’index. Rabbi Chaim Falagie explication que cette coutume serait basée sur l’interprétation de la succession de six phrases dans les Tehilim (Psaumes). Chacune des phrases est composée, en hébreu, de cinq mots correspondant au nombre de doigts de la main. Le second mot de chaque phrase est “Hachem” (D-ieu), ce qui correspond au second doigt, l’index.
En pointant la Torah avec l’index, nous indiquons que chaque mot de la Torah est un Nom d’Hachem. Et c’est pour cette même raison, nous dit Rabbi Falagie que durant la cérémonie de mariage l’anneau est placé à l’index, signifiant ainsi que Hachem est la force qui unit les époux.
Une autre raison du choix de l’index remonte au Talmud, certains à cette époque, considérant que l’index est le doigt le plus proche ou le plus directement lié au cœur. Ainsi, placer l’anneau à ce doigt constituerait symboliquement un lien entre le cœur du marié et celui de la mariée.
Par ailleurs, il est à noter que la Calah ne parle pas sous la ‘Houpah mais que, par contre, le fait qu’elle plie l’index après que son fiancé y ait placé l’anneau indique son acceptation pleine et entière du mariage. Personne en effet ne peut la forcer à se marier ni lui imposer un homme contre sa volonté.
D’autres explications encore évoquent la plus grande dextérité de l’index.
Une fois que le marié a placé l’anneau sur le doigt de sa promise, la Ketouba est lue à haute voix.

Pourquoi introduit-on du vin dans la cérémonie ?
Le vin a une propriété unique. Généralement, chaque élément physique faiblit avec le temps. Les aliments se décomposent, les immeubles s’effondrent, les vêtements s’usent. Le vin constitue une exception à cette règle. Bien que physique, il se bonifie avec l’âge.
Ceci indique que le vin contient un élément spirituel et symbolise le fait que le corps meurt, mais que l’âme vit éternellement.
Nous utilisons du vin dans nos cérémonies, et particulièrement lors des cérémonies de mariage, afin d’introduire un élément spirituel supérieur dans nos vies.
Le message ainsi envoyé aux mariés est qu’il est difficile de garder la passion vivante dans un mariage basé sur une attirance superficielle. Nous vieillissons tous, nous flétrissons et nous perdons la beauté de la jeunesse. Mais notre esprit ne flétrit pas : il se renforce. Si vous vous aimez pour ce qui est au-delà de la surface, pour ce que vous partagez spirituellement, alors, comme le vin, la passion que vous vous portez l’un l’autre ne pourra que grandir avec le temps.
Voici encore deux autres explications, le judaïsme n’étant pas avare de symboles. Chaque personne entre dans le mariage avec sa personnalité. Le vin a cette propriété de révéler la personne qui se cache derrière la façade de notre personnalité, ses parties cachées. Après avoir bu du vin, les personnes tendent à révéler leur personnalité, pour le pire comme pour le meilleur.
Y a-t-il plus belle métaphore du mariage que celle-ci par laquelle nous montrons que deux individus s’acceptent l’un l’autre inconditionnellement, y compris avec leurs parties moins visibles, moins conscientes et parfois moins gratifiantes ?
De plus, le vin réjouit les cœurs. Mais pour obtenir du vin, le raisin doit être pressé. La vie de couple est pleine de ces moments où nous sommes “(op)pressés” et c’est ensemble que nous serons amenés à surmonter ces moments difficiles pour atteindre un niveau de Bonheur et d’Amour encore inconnus.

Pourquoi cassons-nous un verre ?
À la fin de la ‘Houpah, le marié casse un verre avec son pied et tout le monde répond Mazal Tov. Ce geste commémore la destruction du Temple de Jérusalem il y a 2000 ans. Cet événement fut le catalyseur de multiples tragédies que le peuple juif a traversées depuis.
Pourquoi se souvenir d’une telle tristesse à un mariage ?
Parce qu’on nous enseigne que si nous sommes sensibles à la peine et à la souffrance dans le monde, même au sommet de notre joie, alors même quand nous serons nous-mêmes dans des situations difficiles, nous ne pourrons qu’être renforcés par l’idée que les choses peuvent changer et que des temps meilleurs seront devant nous.
Mais se pose alors la question suivante : pourquoi souhaiter Mazal Tov juste après s’être souvenu de ce moment de peine et de chagrin ?
Il y a une autre explication plus profonde à ce geste de casser un verre. À un mariage, tout paraît parfait, sans défaut. Quand on regarde ce qui se passe lors d’un mariage, tout peut paraître superficiel. Tout le monde sourit, le monde est parfait, surtout les mariés qui sont décrits comme les êtres les plus parfaits qui ont jamais existé. Leur avenir semble sans faille.
Mais peu de temps après le mariage, c’est la vraie vie qui recommence, avec ses joies et ses tristesses, ses hauts et ses bas, les bonnes choses que nous faisons et les erreurs que nous commettons, les joies que nous apportons aux autres et les blessures que nous leur causons.
Nous ne sommes pas toujours respectés comme nous le devrions, même par les personnes que nous aimons. Sous le coup de la colère, nous pouvons nous blesser les uns les autres. C’est parce que nous ne sommes pas parfaits, que nous sommes des êtres humains, pas des anges. Les anges ont toujours un comportement irréprochable, pas les êtres humains. Nous cassons aussi parfois certaines choses.
Donc nous disons : Mazal Tov ! Mazal tov ! que tu es marié à un être humain et pas à un ange. Les anges sont peut-être parfaits, mais la perfection est ennuyante. Tu ne peux pas avoir une relation signifiante avec un être qui ne commet jamais d’erreur.
Que serait ce conjoint parfait pour toi ? C’est précisément parce que nous sommes imparfaits que nous avons besoin de l’autre et c’est aussi ce qui nous rend digne d’amour.
En acceptant les imperfections de l’autre et en travaillant ensemble à essayer de surpasser nos faiblesses et nos imperfections, nous savons que quelque chose de VRAI est en train de se passer. Donc quand nous terminons la cérémonie sous la ‘Houpah en cassant un verre, nous disons : bienvenue dans la vraie vie où tout n’est pas toujours parfait. Mais n’oublie pas : c’est aussi ce qui rend la vie excitante et pleine de sens. Et ce qui te rend digne d’amour.

Pourquoi danse-t-on en cercle autour des mariés ?
Il y a, d’une part, une lecture mystique de la danse, comme dans le don de l’anneau : le cercle, la ronde, symbolisent le fondement du monde. Le cercle est à l’image de la voûte céleste et de la forme des sphères, dont la Terre.
Danser en rond, c’est se relier avec l’infini.
Plus prosaïquement, l’idée centrale des réjouissances du mariage est de rendre les mariés heureux. Tout doit être centré sur eux. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles l’usage veut que l’on sépare les hommes et les femmes aux mariages juifs traditionnels : être dans une relation de séduction vis-à-vis de l’autre sexe empêche d’être concentré sur le but principal à atteindre durant la fête, à savoir la réjouissance des mariés.
Dans les Yechivot, après la cérémonie de la séparation du sacré d’avec le profane, à la tombée de la nuit, samedi soir, la fête commence, avec la liberté (d’être maître de son temps et de son corps), l’égalité (dans la ronde il n’y a plus ni maîtres, ni élèves) et la fraternité (tous unis dans la joie).
Le cercle, est à l’image de l’univers. Il est encore davantage le symbole de l’infini (èïn sof), de l’éternité. Il n’a ni commencement ni fin, c’est l’image de la vie. « Une génération vient, une génération s’en va,… » (Salomon, Ecclésiaste 1-4 et 1-7).
La roue continue à tourner.

 

Les Shéva Bra’hot : Les Sept Bénédictions

Le repas de mariage est suivi du Birkath Hamazone (prière dite après un repas au cours duquel on a mangé du pain et a fortiori après un repas de fête) puis de la récitation des Shèva Bra’hot, littéralement « sept bénédictions » : les sept mêmes bénédictions qui ont été récitées sous la ‘Houpah.
Ces sept bénédictions invoquant la bénédiction divine pour la durée de la vie du couple sont dites en tenant un verre de vin.
Lors de cette semaine nuptiale, le couple est invité chez les parents et les amis proches qui préparent à son intention de véritables repas de fête rassemblant au moins dix hommes. Ces repas sont appelés Shèva Bra’hot ; car après le Birkath Hamazone, la prière marquant la fin du repas, on récite les sept bénédictions, comme lors du mariage (sous la ‘Houpah, puis lors du repas de fête).

 

Les lois concernant le Cohen

Le Cohen peut se marier :
– Avec une vierge,
– Avec une veuve,
– Avec une juive dont l’un des deux parents est converti si la conversion a eu lieu avant sa naissance.

Le Cohen ne peut pas se marier avec :
– Une divorcée,
– Une convertie,
– Une juive qui a eu une ou des relations avec un non-juif. Si elle a eu exceptionnellement une relation avec un juif, le Cohen pourra se marier avec elle. Si elle a vécu avec un juif, s’est mariée civilement, a eu un ou des enfants, il questionnera le Rav.
– Une juive dont le père n’est pas juif même si la mère est juive. S’ils se sont déjà mariés, on ne les divorce pas. S’ils se sont fiancés, ils questionneront le Rav.
– Une juive dont les deux parents sont convertis.

Les Lois concernant le mariage du Cohen sont immuables même si le Cohen décide de renier sa Kehouna. Dans tous les cas, il sera préférable de questionner le Rav.

 

Une lettre du Rabbi de Loubavitch sur le Mariage…

Par la grâce de D.ieu, 23 Chevat 5707, Au ‘Hassid  érudit, qui craint D.ieu, élève de la Yechiva, le Rav …

Je vous salue et vous bénis.

Je fais réponse à votre question, dont voici le contenu :

A) « J’ai trouvé qu’une controverse existe à propos de la constitution des couples. Selon les exégètes, ceux-ci se forment par le libre arbitre de l’un et de l’autre, alors que, pour les Kabbalistes, un Décret divin est à leur origine. Je me demande quel est l’avis de la ‘Hassidout, en la matière. »

B) « Différents textes de la ‘Hassidout semblent indiquer qu’il s’agit bien d’un Décret divin. Dès lors, pourquoi un effort est-il nécessaire, dans ce domaine? S’agit-il uniquement d’une action permettant que les lois de la nature soient respectées ? » Vous n’indiquez pas, dans votre lettre, les références de toutes ces affirmations. Vous ne précisez pas non plus les différentes conceptions qui existent, pour chacune de ces deux optiques. De plus, votre première question a une implication concrète et les Décisionnaires la tranchent. Je vous exposerai donc les différentes conceptions, ce qui permettra de répondre à vos questions.

La constitution d’un couple dépend-elle totalement, partiellement ou pas du tout du libre arbitre ?

Plusieurs opinions et conceptions ont été émises, à ce propos. Ces avis sont basés sur l’interprétation des traités Moéd Katan 18b, Sotta 2a, Sanhédrin 22a, Baba Batra 12b, du Midrach Béréchit Rabba, chapitre 68, du Zohar, tome 1, pages 91b, 207b, 229a, tome 2, page 170b, tome 3, page 283b et d’autres références encore. On cite, en particulier, le Midrach Tehilim, mais je n’en dispose pas et je ne peux pas le consulter.

Les différentes conceptions sont les suivantes :

A) Le Séfer ‘Hassidim, au chapitre 383, enseigne: « Une voix céleste proclame: La fille de tel homme épousera tel homme et la convoitise d’un autre homme ne sera d’aucun effet. Elle lui permettra de l’épouser pendant quelques temps, sans s’unir à elle, puis il divorcera d’elle ou mourra et elle épousera celui qui lui est destiné. » Le Séfer ‘Hassidim ne précise pas de quelle union il s’agit ici, mais, pour le rendre convergent avec les traités Moéd Katan et Sotta, on peut dire qu’il s’agit bien de la première union.

B) Un premier commentaire, à la même référence, selon Azoulay(1) et Rabbénou Nissim, dans le traité Moéd Katan, dit: « La prière d’un autre lui permettra d’épouser cette femme et même de s’unir à elle, mais, finalement, elle sera répudiée, ou perdra son mari et épousera celui qui lui était destiné ».

C) Rachi, commentant le Rif, dans le traité Moéd Katan, précise: « La voix céleste énonce le décret, mais la prière peut l’annuler totalement ». Il ne dit pas que cette annulation est seulement temporaire. Les Tossafot, commentant le traité Sanhédrin 22a, comparent cette prière à celle qui transforme un foetus de garçon en fille(2), ce qui est irréversible. Le Tséma’h Tsédek est du même avis, dans son commentaire du traité Moéd Katan.

D) Selon le Tachbets, tome 2, chapitre 1, on a le libre choix de se marier ou non, mais, si l’on décide de le faire, on doit épouser celle qui a été désignée par la voix céleste. Un autre homme, qui le désire, peut devancer celui qui doit épouser cette femme, mais son union ne perdurera pas, comme le dit le paragraphe B.

E) Le Rambam, au début du dernier de ses huit chapitres, dit que la voix céleste n’émet pas un Décret divin, mais indique uniquement une tendance naturelle, rendant plus aisé et plus simple le choix de telle femme. Néanmoins, le libre choix est pleinement respecté. On consultera aussi les responsa du Rambam, au paragraphe 159. Cette explication, selon laquelle la prédestination des couples est uniquement en fonction d’une attirance naturelle, s’applique à la fois à la première union et à la seconde. Dès lors, pourquoi nos Sages disent-ils que « la seconde union est en fonction des actions » de l’homme? On peut répondre que, de manière naturelle, la voix céleste aurait dû intervenir également pour la seconde union. Néanmoins, la nature est modifiée en fonction de la récompense et de la punition, de sorte que la seconde union dépend du mérite de l’homme. On peut, du reste, découvrir cette explication dans les mots du Rambam, cités par le Tachbets. Toutefois, même pour une seconde union, un homme doit, par un effet de son libre choix, prendre la décision de se marier, aucun Décret divin ne pouvant l’obliger à le faire. En effet, une seconde union est également une Mitsva, même pour celui qui a déjà des enfants, car « il n’est pas bon que l’homme soit seul », comme l’explique le traité Yebamot 61b.

F) Selon le Akéda, porte 8 et 322, toutes les unions sont en fonction des actions de l’homme et, lorsque nos Sages parlent de la voix céleste annonçant la première union, ils font uniquement allusion à la jonction entre la forme et l’esprit, entre le corps et l’âme.

G) Les écrits du Ari Zal, partiellement cités par le Yaabets, dans son commentaire du traité Sotta 2a, explique que, pour la première fois, lorsque l’âme descend dans ce monde, la voix céleste annonce que « la fille de tel homme épousera tel homme ». Mais, celle-ci peut auparavant s’unir à un autre homme, comme ce fut le cas pour Ourya et Batcheva, selon le Zohar, tome 1, page 73b. Puis, lorsque vient le moment de ce mariage, l’homme trouvera cette femme, sans aucun effort, sans aucune fatigue de sa part. Un autre peut, toutefois, par sa prière, le devancer, si aucune femme ne lui est destinée, selon le Zohar, tome 1, page 91b et 229a, cité par le Midrach Talpyot, à l’article «mariage». Il l’épousera donc en fonction de ses actions et, parfois même, changera d’âme pour cela, pour le meilleur ou pour le pire. Il perdra alors son épouse et en prendra une autre, n’étant pas celui qui a été désigné pour cette femme. Parfois, un homme devra se réincarner une seconde fois pour pouvoir épouser celle qui lui est destinée. Ou bien, il vivra une seconde vie, pour une autre raison et, s’il en a le mérite, cette femme se réincarnera également afin qu’il puisse l’épouser. Pour autant, ayant commis des fautes qui justifient cette seconde vie, il fera l’objet d’accusations qui empêcheront cette union et la rendront aussi difficile que le passage de la Mer Rouge, selon le Sefer Haguilgoulim et le Sefer Halikoutim Tehilim. Si la femme qui lui est destinée ne se réincarne pas, cet homme épousera une femme qui vit elle-même pour la seconde fois, sans qu’un homme ne soit désigné pour elle. Leur union est alors difficile, car leurs natures ne s’accordent pas nécessairement, selon le Séfer Halikoutim. Néanmoins, une certaine proximité doit exister entre eux, de par la source de leur âme, selon la même référence. D’après un autre avis, le Bneï Aharon commentant le Chaar Haguilgoulim, citant les anciens Sages, au nom du Ari Zal, si la femme qui lui est destinée ne revit pas une seconde fois, cet homme épousera celle qu’il pourra, ainsi qu’il est dit: « homme et sa femme, saisissez ce que vous pouvez dans les vignes ».

Il découle de tout ce qui vient d’être dit que, quelle que soit la forme de l’union, on peut être devancé par quelqu’un d’autre. Et la Hala’ha tranche que, pour cette raison(3), on peut se fiancer pendant ‘Hol Hamoéd. Tous les efforts(4) sont donc justifiés. Le Or Hatorah du Tséma’h Tsédek commente l’affirmation de nos Sages, dans le Midrach Rabba, selon laquelle D.ieu intervient, dans l’union d’un homme, de deux manières. La première qu’il définit est difficile à déchiffrer et l’on peut l’interpréter de la manière suivante. D.ieu désigne la femme qu’il doit épouser, mais cet homme conserve la possibilité de le faire ou de ne pas le faire. C’est l’explication du Tachbets, précédemment citée. La seconde manière est la suivante. Le mariage est comparable à la naissance d’enfants, à la santé et à l’opulence matérielle, qui dépendent des influences astrales et non du mérite et des actions. Là encore, un effort peut être utile, comme dans les domaines précédemment cités. En effet, celui dont l’influence astrale n’est pas propice, ce qu’à D.ieu ne plaise, peut néanmoins modifier les choses par son effort. Et, même lorsque cette influence astrale est propice, une action de sa part reste nécessaire et un mérite peut venir en aide, comme l’explique le Biyoureï Zohar. Le Dére’h Mitsvoté’ha donne, à ce propos, une autre explication, basée sur la ‘Hassidout, de même que le discours ‘hassidique intitulé « des eaux nombreuses » et le ‘Hano’h Lenaar. Un discours ‘hassidique prononcé en 5671(5) définit la première et la seconde union, précisant ce qui les distingue. Globalement, il dit que la première est décidée par D.ieu, de Sa propre initiative et avant tout effort de l’homme. Elle évoque donc la première délivrance. La seconde dépend, en revanche, de ses actions, c’est-à-dire de son effort, auquel elle répond. Elle introduit ainsi la seconde délivrance.

Avec ma bénédiction de Techouva immédiate, délivrance immédiate.

Rav Mena’hem Schneerson,

Directeur du comité de rédaction(6)

(1) Le Rabbi note, en bas de page: « Le Séfer ‘Hassidim, manuscrit de Parme publié par les éditions Mekitseï Nirdamim, au chapitre 1128, donne un second commentaire d’Azoulay, conforme à celui qui figure au paragraphe A ».

(2) Au tout début de la gestation.

(3) Pour ne pas être devancé par quelqu’un d’autre.

(4) Pour réaliser cette union.

(5) 1911, par le Rabbi Rachab.

(6) Du Kovets Loubavitch.

 

Chaque étape rapproche du but…

tiré d’une conférence de Rav Leibel Groner

Trouver sa moitié est un processus. Pour certains, le processus va, Barouh Hashem, rapidement, tandis que pour d’autres, il prend plus de temps.

Par exemple : à la fin des années 1940 il y avait un jeune homme qui avait de grandes difficultés à se marier. Pourquoi ? Chaque fois qu’un nom lui était proposé, il demandait conseil au Rabbi Yossef Its’hak Schneerson et à chaque fois, le Rabbi disait non : cela arriva 5 ou 6 fois au cours de quelques mois. Le jeune homme compris que si le Rabbi avait rejeté toutes les propositions, cela voulait dire qu’il n’était pas destiné à se marier et qu’il devait passer sa vie assis à étudier la Torah, et il déclina toutes les propositions qui lui étaient faites sans consulter le Rabbi une autre fois. Après un certain temps, le Rabbi lui-même lui demanda s’il n’avait plus de propositions. Le jeune homme lui dit qu’il pensait qu’il n’était pas fait pour se marier vu que le Rabbi refusait chaque proposition.
Le Rabbi précédent lui répondit alors par une histoire : le Rabbi de Berditchev avait un fils nommé Reb Meir qui décéda alors qu’il était jeune, laissant derrière lui plusieurs enfants en bas âge. Lorsque le moment fut venu de marier le plus âgé, le Rabbi de Berditchev demanda à tous les entremetteurs de lui faire des propositions, annonçant qu’il récompenserait chaque proposition. Les offres affluèrent et le Rabbi de Berditchev les refusa toutes, mais paya comme convenu pour chaque nom proposé. A tel point que les entremetteurs se réunirent et décidèrent de cesser les propositions afin de ne pas lui faire gaspiller son argent.

Lorsque le Rabbi de Berditchev remarqua qu’aucun nom ne lui était plus proposé, il en demanda la raison aux entremetteurs : « Il existe de nombreux entremetteurs dans le ciel et chacun propose son idée : Gittel est peut-être bon pour lui, non, je pense Shprintza, ou Baila… jusqu’à ce que D-ieu décide… C’est pour cette raison que nous devons passer par toutes les idées proposées jusqu’à ce que nous atteignions le « mazal ». Quand un chiddou’h prêt à se faire ne s’organise pas, c’est parce qu’en Haut, il y avait deux prétendants et que D-ieu à la dernière minute est venu à une conclusion. » Chaque fois que le Rabbi de Berditchev refusait un chiddou’h, il savait que le jeune homme se rapprochait de la bonne, et il payait chaque étape qui rapprochait du « but ».

De toute évidence, le jeune homme redemanda conseil au Rabbi pour les offres qui lui étaient faites de nouveau. Quelques semaines plus tard, le nom de son « mazal » lui fut proposé, et lorsqu’il demanda conseil, le Rabbi indiqua que c’était une bonne idée : le jeune homme se maria et aujourd’hui, il a de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants, Barou’h Hashem.

Les parents ne devraient pas être désabusés et déprimés si le processus semble plus long pour leur enfant, et ils ne devraient certainement pas se permettre de penser que quelque chose ne va pas avec leur enfant, plus important encore, ils ne doivent pas transmettre leur sentiment à leur enfant que ce soit dans les mots, les expressions du visage ou dans un soupir.

Il faut faire un nouvel essai, rester positif, et le moment viendra.

 

Un Mariage prédestiné

tiré du livre « Le Maguid parle… » d’Israël Spiegel

Le Rachach, Rabbi Chmouel Straschun, est une personnalité connue de tous et sa réputation n’est plus à faire. Talmid ‘Ha’ham de renom (il a laissé un commentaire sur presque tout le Chass, qui accompagne la plupart des éditions du Talmud), il était également très riche, et il était aussi très apprécié de ses comtemporains pour son bon cœur et sa générosité.Il cherchait à aider ses frères moins bien lotis et, outre l’argent qu’il leur donnait de sa propre poche, c’est lui qui tenait la caisse communautaire de prêts -sans intérêts-, ce qui va sans dire, afin de faire, selon la recommandation de nos sages, du bien avec sa propre personne et ne pas se contenter de n’en faire qu’avec son argent. Les solliciteurs étaient toujours très aimablement reçus, le Rachach inscrivait scrupuleusement les sommes empruntées, fixait les échéances et, le moment venu, s’occupait également de recouvrir les dettes. Les sommes étaient parfois importantes : le Rachach, dans ce cas, n’hésitait pas à se montrer sévère si les emprunteurs ne respectaient pas leurs engagements, quitte à les aider en privé s’il le fallait.

Après ce bref aperçu de la personnalité du Rachach, on s’attendrait sans doute à ce qu’un homme aussi comblé, riche et respecté, choisisse pour sa fille un jeune homme réputé pour son érudition. Or, il n’en était rien… Le gendre du Rachach était un jeune homme d’une érudition moyenne et n’atteignait certainement pas le niveau de connaissances que le Rachach eût été en droit d’exiger de tout prétendant.

Comment le Rachach avait-il fixé son choix ?

Commençons par le début. Le Rachach, comme nous l’avons dit, tenait la caisse de prêts. Il se faisait toujours un devoir d’inscrire immédiatement toute entrée ou sortie et de tenir son carnet à jour, et exigeait des emprunteurs qu’ils respectent leurs engagements. il n’oubliait jamais d’effacer une dette lorsqu’elle avait été remboursée, entièrement ou en partie -dans ce cas il ouvrait immédiatement un autre compte pour le restant de la dette, et il consultait régulièrement ses carnets pour vérifier qui avait remboursé ses dettes et qui devait encore de l’argent. Bref, ses carnets, étaient tenus avec une méticulosité qui tenait de la manie !

Un tailleur vint un jour solliciter un prêt assez important. Il expliqua qu’il se trouvait momentanément en difficulté : quelques centaines de roubles pour quelques mois le tireraient d’affaire. Le Rachach lui fixa une date pour l’échéance qu’il inscrivit, comme à l’ordinaire, dans son carnet de comptes.

Quelques mois plus tard, on frappe chez le Rachach. Celui-ci est plongé dans l’étude d’un passage très compliqué de la Guemara. Le front entre les mains, les sourcils froncés, il réfléchit. Il ouvre un livre, le lit avec attention, puis en ouvre un autre. On frappe avec insistance…

«-Entrez ! s’écrie le Rachach.Le Gadol qui a répondu d’une façon automatique, ne s’est pas vraiment rendu compte que le tailleur est entré, et qu’il se tient près de la porte, attendant timidement qu’on le remarque : il ne voudrait pas déranger le Rav, mais l’échéance est arrivée, et il veut se débarrasser de sa dette. Le Rachach continue à réfléchir. Inconsciemment cependant, il sent une présence étrangère.-Oui?

– C’est pour le prêt, explique le tailleur. Mais je ne veux pas vous déranger. Tenez, je pose l’argent, là, sur la table. Vous pouvez compter, la somme y est.

– Le Rachach prend la liasse de billets et la compte distraitement. Merci beaucoup, dit-il au tailleur. Je l’inscrirai tout à l’heure.

– Au revoir, et excusez-moi encore de vous avoir dérangé.»

Le tailleur parti, le Rachach, recommence à réfléchir avec une intensité accrue. Il relit le passage qu’il vient de consulter. Non, décidément, ce n’est pas réponse qu’il cherche. Avec un claquement sec, le Rachach referme le livre et en même temps, ferme sur lui les billets qu’il a glissés, sans faire attention, entre les pages du volume. Il faut qu’il comprenne parfaitement ce passage! De longues heures, le Rachach se concentre: rien d’autre n’existe plus pour lui. Il a oublié le tailleur, il a oublié les billets… Rien ne l’intéresse plus que la question qui le préoccupe. Lentement pourtant, …il sent qu’il progresse… il commence à percevoir le problème dans son ensemble… A la fin de la matinée, enfin, le Rachach se lève, satisfait…

Il prend les différents livres qui l’ont aidé dans sa démarche, et les remet soigneusement à leur place.

Incroyable, mais vrai, le Rachach, si scrupuleux d’ordinaire, dont le soin à inscrire sans tarder les sommes les plus minimes, est légendaire, a oublié d’inscrire que Rabbi Zalman a remboursé sa dette…

Il ne se souvient de rien, comme un rêve qui s’évanouit au réveil sans laisser le moindre souvenir.

Incroyable… Les voies de la Providence Divine…

Quelques semaines plus tard, le Rachach remit ses comptes à jour. Tiens, le tailleur n’avait pas payé sa dette? Peut-être était-il dans la gêne? Le Rachach décida d’attendre encore un peu. Mais voyant que le temps passait, il convoque son débiteur :

«- Que se passe-t-il? Pourquoi n’avez-vous pas payé votre dette? L’échéance est passée depuis longtemps, et j’ai attendu plus que de coutume… Vous êtes dans l’embarras, peut-être?

– Ma dette? Bégaie, le tailleur, mais… je l’ai remboursée, j’ai apporté toute la somme le jour convenu!

– Comment?

– Mais oui, souvenez-vous! Vous étiez absorbé, j’ai laissé l’argent sur la table.

– Vous osez prétendre que vous me l’avez remboursée, que vous l’avez mis sur la table! Non, mon ami, vous ne m’avez rien rendu! Mais je veux bien attendre encore un petit moment, puisque cet argent semble vous faire défaut. Seulement, soyez gentil, ne me racontez pas d’histoires!

– Mais, je ne raconte pas d’histoires, insiste le petit tailleur ulcéré. Je vous ai remis l’argent!

– Vous ne m’avez remis aucun argent: voyez le registre! Vous savez bien que j’efface toujours les dettes dès qu’elles sont remboursées. Je n’ai jamais reçu d’argent. N’insistez pas!!! Je vous laisse encore deux semaines, déclare le Rachach. Mais si vous refusez de rembourser, je vous convoque au Beth Din! La caisse de prêts ne m’appartient pas, et je ne peux pas accepter de lui laisser perdre une somme pareille.»

Voyant que toute discussion était inutile, le tailleur se tait. Il est mortifié.

La parole du tailleur contre celle du Rachach…

Le tailleur affirmait avoir payé sa dette mais il n’avait pas de témoin : le Beth Din trancha donc qu’il devait prêter serment. Quelques semaines plus tard, le Rachach remit ses comptes à jour. Tiens, le tailleur n’avait pas payé sa dette? Peut-être était-il dans la gêne? Le Rachach décida d’attendre encore un peu. Mais voyant que le temps passait, il convoque son débiteur :

«- Que se passe-t-il? Pourquoi n’avez-vous pas payé votre dette? L’échéance est passée depuis longtemps, et j’ai attendu plus que de coutume… Vous êtes dans l’embarras, peut-être?

– Ma dette? Bégaie, le tailleur, mais… je l’ai remboursée, j’ai apporté toute la somme le jour convenu!

– Comment?

– Mais oui, souvenez-vous! Vous étiez absorbé, j’ai laissé l’argent sur la table.

– Vous osez prétendre que vous me l’avez remboursée, que vous l’avez mis sur la table! Non, mon ami, vous ne m’avez rien rendu! Mais je veux bien attendre encore un petit moment, puisque cet argent semble vous faire défaut. Seulement, soyez gentil, ne me racontez pas d’histoires!

– Mais, je ne raconte pas d’histoires, insiste le petit tailleur ulcéré. Je vous ai remis l’argent!

– Vous ne m’avez remis aucun argent: voyez le registre! Vous savez bien que j’efface toujours les dettes dès qu’elles sont remboursées. Je n’ai jamais reçu d’argent. N’insistez pas!!! Je vous laisse encore deux semaines, déclare le Rachach. Mais si vous refusez de rembourser, je vous convoque au Beth Din! La caisse de prêts ne m’appartient pas, et je ne peux pas accepter de lui laisser perdre une somme pareille.»

Voyant que toute discussion était inutile, le tailleur se tait. Il est mortifié.

La parole du tailleur contre celle du Rachach…

Le tailleur affirmait avoir payé sa dette mais il n’avait pas de témoin : le Beth Din trancha donc qu’il devait prêter serment.

Le tailleur, qui savait la vérité, déclara qu’il était prêt à jurer. Mais le Rachach, certain que le malheureux, dans sa gêne, avait inventé toute l’histoire, et se rendrait, s’il jurait, coupable d’un parjure, fut pris de terribles scrupules: comment pouvait-il accepter de laisser un Juif faire un faux serment, une faute extrêmement grave!

«-Je renonce à recouvrer la somme prêtée, déclara le Rachach. Je la rembourserai à la caisse de ma propre poche.

-Mais je l’ai payé! Protesta encore une fois le tailleur. Je suis prêt à le jurer!

– Vous n’avez pas payé! Tant pis… Mais je ne veux pas que vous juriez! J’abandonne l’affaire!»

Le bruit se répandit bientôt, dans la ville que le Beth Din avait obligé le tailleur à jurer, mais que le Rachach, ne voulant pas le pousser à faire un faux serment, avait renoncé à recouvrer son argent. Les langues, comme on se l’imagine, allèrent aussitôt bon train.

Quelle inpudence de la part du tailleur! Non seulement il avait osé voler –on voulait bien admettre, à sa décharge, qu’il s’imaginait sans doute que voler la caisse de bienfaisance ne s’appelait pas vraiment voler- mais il avait, de plus, osé mettre en doute la parole du Rachach! Comment avait-il l’audace de soutenir qu’il avait remboursé sa dette, alors que le Rachach affirmait le contraire? C’était assez fin de sa part, d’ailleursil était facile de prétendre que le Rachach, absorbé par l’étude, ne l’avait pas remarqué. Sans doute avait-il espéré, s’il se montrait suffisamment affirmatif, que le Rachach ne s’en souviendrait pas assez parfaitement pour le contredire. C’eût été mal connaître le Rachach qui notait toujours tout avec tellement de soin.

On commença à éviter Rabbi Zalman. Comme toujours dans un cas de ce genre, quelques personnes zélées, affirment que c’était une mitsva de ne plus le fréquenter. On déserta sa boutique, on cessa de lui commander des vêtements… Le tailleur, peut à peu, vit ses affaires péricliter jusqu’à ce qu’il se retrouve pratiquement sans le sou. Il vendit sa maison pour quitter cette ville où son nom était devenu tristement célèbre, et alla s’installer dans les faubourgs. Là, il réussit péniblement à se faire une maigre clientèle, gagnant tout juste de quoi ne pas mourir de faim.

Les mois et les années passèrent.

N’est-ce pas la Providence qui décide du moment auquel doit se produire chaque événement ?

Mais voilà qu’un beau jour, le Rachach, au cours de son étude, eut besoin d’un ouvrage qu’il n’avait pas eu l’occasion de consulter depuis fort longtemps. Le Rachach avait tiré le gros livre de son rayonnage et il s’apprêtait à l’ouvrir quand, à sa stupéfaction, une liasse de billet s’en échappa. Que signifiait cet argent? En un éclair, toute l
yeux brouillés de larmes d’émotion. Dans ce cas, j’accepte de vous pardonner!»

C’est ainsi que le fils de Rabbi Zalman, le petit tailleur, devint le gendre du Rachach, le Grand de la génération.

Quarante jours avant la naissance d’un enfant, disent nos Sages, une voix dans le ciel, déclare: «La fille d’Untel est destinée à Untel!»

Par conséquent, ajoute Rabbi Schwadron, la fille du Rachach était de toute évidence destinée à devenir l’épouse du fils du tailleur! Oui, mais… : le tailleur était… un tailleur, le Rachach était le Grand de la génération!

Comment un mariage entre eux aurait-il seulement pu être envisagé ?

Comment?

Ne savez-vous pas que les voies de la Providence sont innombrables, et qu’elles sont imprévisibles! Le tailleur irait peut-être emprunter de l’argent et le Rachach, contrairement à toute éventualité, oublierait d’inscrire que le prêt avait été rendu… Vous connaissez la suite.

Nous ne prétendons pas interpréter des évènements qui, certes, nous dépassent… Nous ne faisons, au contraire, que raconter une suite d’incidents qui, en réalité, parlent d’eux-mêmes.

 

« La femme de mes rêves »

par Aaron Moss

Question :
Je choisis toujours. J’ai rencontré des douzaines de femmes, mais aucune n’est pour moi. Je sais ce que vous allez dire : je suis trop tatillon. Mais je ne peux pas me marier avec une personne qui ne me conviendrait qu’à moitié ! Où est la femme de mes rêves ?

Réponse :
Vous êtes une personne merveilleuse avec tellement à offrir. Pourquoi êtes-vous encore seul ?
Il pourrait y avoir beaucoup de raisons pour lesquelles quelqu’un peut avoir du mal à trouver un associé. Mais je pense que dans votre cas, la réponse est simple : vous êtes marié déjà, vous n’êtes pas disponible parce que vous êtes impliqué dans un rapport intime de longue date avec une Mme Imaginaire Parfaite. Vous avez une image dans votre esprit de « la femme parfaite », et vous êtes amoureux de cette image, et c’est la raison pour laquelle vous n’êtes ouvert à personne d’autre.  Aussi magnifique soit la jeune femme que vous rencontrerez, elle ne peut pas se comparer à votre rêve.
Vous êtes collé à l’intérieur d’une bulle avec votre amour imaginaire, et n’êtes pas ouvert à de « vraies » personnes. Ainsi vous n’avez pas vraiment rencontré des douzaines de femmes et vous ne rencontrez jamais réellement personne. Vous ne les voyez pas pour ce qu’elles sont, mais plutôt, pour celles qu’elles ne sont pas : la Mme Imaginaire Parfaite.
Un rapport signifie se relier à un autre, quelqu’un qui n’est pas toi. Vous ne pouvez pas avoir un rapport avec une fiction de votre propre imagination, ou avec votre propre caricature d’une autre personne.

Vous devez faire un pas hors de votre imagination, suspendez vos préjudices et ouvrez-vous vraiment à quelqu’un d’autre.

Laissez-vous étonner !  Autrement, la femme de vos rêves restera exactement là où elle est : dans vos rêves.

Je m’excuse si ma réponse est dure. Je veux juste faire éclater votre bulle… parce qu’il y a une vraie personne qui vous attend, dehors, là, pour la rencontrer.  Elle le mérite.  Et vous aussi.